dimanche 15 octobre 2017

Merlinette marraine des engagés volontaires du CFIM de Dieuze

Colette Martini aura 95 ans le 1er novembre. En février 1943, la jeune femme s’engage dans le Corps féminin des transmissions et rejoint, quatre mois plus tard, Maison-Carré à Alger. Elle est entrainée à la vie clandestine. Après la Corse libérée, elle suit un stage parachutiste. A la veille de son premier saut en juillet 1944, Colette Martini est envoyée en Italie avec le Service de renseignement opérationnel (SRO). En août, elle débarque à Saint-Tropez. Suivent les libérations de Toulon, Marseille, Autun, Dijon, Belfort. Elle termine en Allemagne. « Merlinette » retrouve la vie civile en 1946.
Colette Martini était, hier, à Dieuze (Moselle) avec les engagés volontaires du Centre de formation initiale militaire dont elle est la marraine (9ème promotion). Le CFIM a été créé en 2011. Il est subordonné au commandement des systèmes d’informations et de communication (COMSIC).

vendredi 13 octobre 2017

Les décorations et les imposteurs



Les décorations ont toujours suscité des fantasmes au point que, de tous temps, les imposteurs qui portent illégalement des médailles « sont légion », comme le rappelle avec humour le magazine de la Légion étrangère, Képi blanc dans sa livraison d’octobre. Pour rester dans la métaphore militaire, une cinquantaine est chaque année « attrapée par la patrouille. » Et condamné en vertu de l’article 433-14 du code pénal. Tarif : un an de prison et de 15 000 euros d’amende.

lundi 2 octobre 2017

Un service militaire universel expérimenté en 2019 ?

Telle est l'annonce faite par Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des armées. Ce service durerait une trentaine de jours et s’adresserait aux filles et aux garçons de 18 à 21 ans, soit 600.000 jeunes sur une classe d’âge. "Dans le contexte que nous vivons, celui d’une société qui vit des fractures, une menace terroriste, il est important de retrouver une forme de creuset national, un moment où tout une classe d’âge est réunie et mélangée", avait expliqué Emmanuel Macron alors en campagne pour les présidentielles. Une commission devrait prendre en charge le dossier et faire des propositions qui pourraient être remises au printemps 2018. " Ensuite, il pourrait y avoir une phase d’expérimentation en 2019, c’est ce qui est souhaité par le président de la République et le Premier ministre" a expliqué la secrétaire d'Etat qui souhaite notamment que ce service militaire universel "forme des jeunes qui soient protecteurs du pays". 
Reste à le financer. Emmanuel Macron évoquait un coût compris entre 2 et 3 milliards d’euros "en rythme de croisière", promettant que le budget des Armées ne serait pas ponctionné. Pour Geneviève Darrieussecq "soit on demande une participation aux ministères concernés", comme l'Education l’Intérieur, la Santé, les Sports, "soit on trouve des ressources dédiées". Un nouveau casse-tête en perspective.

dimanche 1 octobre 2017

Deux morts à la gare de Marseille dans une attaque au couteau

Deux jeunes femmes ont été tuées dans une attaque au couteau qui s'est produite en début d'après-midi à la gare Saint-Charles à Marseille (Bouches-du-Rhône). L'agresseur, un homme de 25-30 ans selon les premières informations, a été ensuite abattu par des militaires de l'opération Sentinelle. Ce sont des légionnaires du 1er Régiment étranger de génie (avec des réservistes) qui assurent la protection de ce site.

dimanche 24 septembre 2017

Jean-Luc Mélenchon et l'appropriation de l'histoire

Ainsi, selon Jean-Luc Mélenchon ce serait "la rue qui a abattu les nazis." Une curieuse vision de l'histoire présentée, hier, par le leader de la France insoumise au terme d'une manifestation contre la réforme du code du travail.
Charles Gonard était toujours dubatif quand on lui parlait de la France résistante. Il répondait en prenant un exemple. La visite du maréchal Pétain à Paris, le 28 avril 1944. Une foule immense est rassemblée sur le parvis de l'hôtel de ville et l'acclame. Charles Gonard relativisait, en effet, l'image d'une France prétendument résistante qui prit son essor après la libération de la France. Où il fallait alors rassembler et reconstruire.
Je cite ici Charles Gonard, disparu en juin 2016, car cet homme de l'action immédiate réalisa, avec ses hommes, en 1944, l'une des plus importantes opérations de la Résistance : l'exécution, le 28 juin, de Philippe Henriot, secrétaire d'Etat à l'information et à la propagande de Vichy, remarquable orateur qui était l'un des personnages les plus emblématiques de l'ultra-collaboration. Lorsque deux jours plus tard, sa dépouille fut exposée place de l'hôtel de ville entre 15h et 21h30, 13 500 personnes viendront se recueillir devant le corps du héraut milicien. Chiffre cité par le directeur de la police municipale dans un rapport au préfet de police. 
Avec Charles Gonard, l'histoire des 1037 autres Compagnons de la libération (Résistance intérieure, BCRA, SOE...) pour ne citer qu'eux, est peuplée de dénonciations, d'arrestations, de torture. Certains se sont suicidés pour ne pas parler, d'autres ont été fusillés, d'autres ne sont pas revenus des camps, d'autres ont été tués lors d'affrontements avec les Allemands ou des supplétifs français. Souvent leur famille ont payé un prix exorbitant. Le constat est le même pour tous les hommes et femmes engagés dans une libération de la France qu'ils n'ont pu voir. Sur d'autres champs de bataille, au Levant, en Libye, en Tunisie, en Egypte, en Italie, en France, en Allemagne, en Belgique, en Hollande, en Indochine... des hommes qui ont rejoint les Forces françaises libres (FFL) ont également payé de leur vie leur choix. Un choix qui a toujours été individuel. Effectué en leur âme et conscience. 
C'est pour cela que l'appropriation de l'Histoire par M. Mélenchon, hier, est choquante. La rue n'est pas concernée. A Paris, le 19 août 1944, le Conseil national de la Résistance a appelé à l'insurrection. Y ont participé des résistants de 1940 (peu nombreux, peu ayant survécu à la répression) et des années suivantes ainsi que des hommes et des femmes volontaires dans les dernières jours de l'occupation de la capitale. 
Le sacrifice et le souvenir de gens qui étaient loin d'être majoritaires dans la population, mérite que l'on respecte la réalité de l'Histoire.

samedi 23 septembre 2017

Mort d'un membre des Forces spéciales dans la zone irako-syrienne

Cet adjudant du 13ème régiment des dragons parachutistes a été tué, ce matin, dans la zone irako-syrienne. L'Elysée qui a annoncé la mort de ce sous-officier des forces spéciales salue "le sacrifice" de ce soldat qui conseillait les forces locales luttant contre Daech.

vendredi 22 septembre 2017

Les honneurs militaires funèbres rendus à Fred Moore

Le cercueil de Fred Moore porté par des spahis (@HW
La cérémonie s'est déroulée à 16h30 dans la cour d'honneur des Invalides à Paris, où un détachement interarmées a rendu les honneurs à Fred Moore, 97 ans, décédé samedi à l'Institution nationale des Invalides (INI). L'armée de terre était représentée par une section du 1er régiment de spahis (Valence), si cher au coeur du dernier chancelier de l'ordre de la Libération, qui a effectué la plus grande de partie de la Seconde Guerre mondiale au sein du 1er régiment de marche de spahis marocains. 

@HW

Relatant dans son discours le parcours de Fred Moore, le président de la République a souligné que sa " vie militaire se confond avec l'histoire de France (...) Une histoire qui s'écrit toujours à hauteur d'homme."

@HW
Fred Moore a ensuite été inhumé au cimetière du père Lachaise (Paris), où il repose au côté de sa femme dans un carré des Compagnons de la Libération. Louis Cortot et son épouse, décédés en 2017, y ont, également, été enterrés.

mardi 19 septembre 2017

Fred Moore, le lieutenant Baraka

C'était sacré ! A 19 h tous les deux, ils prenaient l'apéritif. Mais depuis la disparition de Jacqueline, il y a quelques mois, le monde de Fred Moore avait été totalement bouleversé. Après plus de soixante dix ans de vie commune. Après avoir contribué à libérer avec sa section l'Ecole militaire à Paris, le 25 août 1944, il avait rencontré, avenue de Suffren, celle qui deviendra sa femme l'année suivante.
Fred Moore était cet infatigable témoin au souvenir affûté, toujours disponible pour raconter la France libre, les combats et ses spahis. Lorsque je lui téléphonais, souvent le samedi en fin de journée, je savais qu'un récit de campagne s'insérerait dans la conversation. Il adorait partager ce passé. Il aimait faire visiter le musée de l'ordre de la Libération, répondre aux invitations qu'il recevait pour parler de son engagement, être présent aux Camerone de la Légion étrangère, au Fort de Nogent (94). Il fallait, il y a quelques étés encore, voir partir le lieutenant baraka en vacances au Danemark au volant de sa Jaguar verte. Il avait été surnommé ainsi par ses hommes en 1943 après être sorti indemne de trois automitrailleuses successivement touchées par les Allemands.
Lorsqu'il dirigea l'ordre de la Libération, le gaulliste, député de la Somme en 1958, s'était bien entendu avec François Hollande et avait rencontré plusieurs fois Emmanuel Macron, qui devrait présider l'hommage qui lui sera rendu vendredi après-midi aux Invalides, à Paris (16h30).
Le colonel Moore (h) se battit en Egypte, en Libye, en Tunisie, en France en août 44, prit part aux campagnes des Vosges et d'Alsace puis à la réduction, en avril 45, des poches de l'Atlantique (La Rochelle) avant de rejoindre l'Allemagne où se déroulent les derniers combats. Lorsqu'il racontait la guerre et parlait de ses camarades tués, il lui arrivait de s'arrêter quelques instants parce les larmes du souvenir le tenaillaient.
Fred Moore m'avait aussi raconté cette anecdote qui résume parfaitement l'homme et la malice qui l'accompagnait : " En revenant un jour à Rabat, je croise cinq jeunes femmes, auxiliaires de l'armée de l'air qui font du stop. En dépit du règlement, j'en prend trois dans mon véhicule. Ce qui me vaudra huit jours d'arrêt de rigueur au motif suivant : A surchargé sa jeep de filles de l'air. A, en outre, manqué de galanterie en en laissant deux sur le trottoir"...

lundi 18 septembre 2017

Disparition de Fred Moore, Compagnon de la Libération

Fred Moore, qui fut le dernier chancelier de l'ordre de la Libération, est décédé samedi à l'âge de 97 ans. A 20 ans, il quitte la France, le 19 juin 1940, en compagnie de son frère sur un langoustier et s'engage dans l'armée de Gaulle, le 1er juillet, à Londres. Aspirant, un an plus tard,F. Moore sert dans les troupes du Levant et est affecté chez les Spahis Marocains. Il combat en Egypte, en Libye, en Tunisie. Il débarque en France en août 44, participe à la libération de Paris, aux campagnes des Vosges et d'Alsace puis à la réduction en avril de l'année suivante des poches de l'Atlantique (La Rochelle) avant de rejoindre l'Allemagne où se déroulent les derniers combats. Démobilisé, Fred Moore crée une affaire d'optique à Amiens. Député de la Somme en 1958, ce fervent gaulliste est nommé en 2012, délégué national du conseil des communes "Compagnon de la Libération" (fonction qui avait remplacé celle de chancelier). Renouvelé en octobre 2015, le colonel Moore (h) avait démissionné en janvier dernier (à suivre).

dimanche 17 septembre 2017

Un mémorial pour les rugbymen morts lors de la Première Guerre mondiale

Celui-ci a été inauguré hier à Craonnelle (Aisne), commune qui abrite déjà une nécropole nationale. Il est composé d'une sculpture de Jean-Pierre Rives, ancien capitaine de l'équipe de France de rugby "Les rubans de la mémoire" et d'une plaque portant les noms de joueurs de haut niveau, deux Ecossais, six Anglais, quatre Français et ceux de l'équipe de France militaire, morts au combat sur le Chemin des Dames. 121 rugbymen dont 23 portaient portaient le maillot de l'équipe de France ont été tués lors du premier conflit mondial. 89 internationaux britanniques sont également morts au combat. Le premier d’entre eux étant Ronald Simson, joueur de l’équipe écossaise tombé le 15 septembre 1914 près de Cerny-en-Laonnois.

vendredi 15 septembre 2017

Un militaire de Sentinelle agressé ce matin à Paris

Un militaire du 19ème régiment du génie (Besançon) qui patrouillait ce matin vers 6h30 au métro Châtelet-Les Halles à Paris, a été agressé par un homme armé d’un couteau. Celui-ci, qui se tenait derrière le soldat, aurait tenu des propos faisant référence à Daech. Il a été maîtrisé sans que personne ne soit blessé. Agé de 39 ans, il est originaire de Casablanca (Maroc). Le parquet antiterroriste a été saisi. C'est la septième attaque menée contre des militaires de Sentinelle.
Une opération dont l'organisation va être modifiée. Afin, a précisé ce matin, la ministre des armées Florence Parly, de "rendre ce dispositif encore plus imprévisible, encore plus flexible et indécelable pour les agresseurs potentiels". Sentinelle sera articulée sur trois niveaux : 
-  un socle (dispositif opérationnel permanent) dont l’objectif est d’assurer les missions permanentes de sécurisation dans les lieux les plus sensibles et vulnérables (7 000 militaires).
- un échelon de manœuvre (capacité de renforcement planifié) permettra "de porter un effort là où le besoin se fait le plus sentir." Il vise principalement à contribuer à la sécurisation d’événements ponctuels ou saisonniers, majoritairement planifiés à l’avance.
- Une réserve stratégique de 3 000 hommes pourra être engagée sur décision du président de la République pour faire face à une situation d’ampleur exceptionnelle. "Cette meilleure anticipation pourra en outre favoriser l’engagement des réservistes de la garde nationale", précise-t-on au ministère de la défense.

jeudi 14 septembre 2017

Salaire moyen des militaires en baisse de 1,3% l'an dernier

En 2016, la rémunération moyenne d'un militaire était de 2 523 €. Elle était, l'année précédente, de 2 551€ soit une baisse de 1,1% en euros courants. En 2016, l'inflation ayant atteint 0,2 %, le salaire net moyen a diminué de 1,3% précise l'Observatoire économique de la défense dans son bulletin de septembre 2017. Autre enseignement, les primes et indemnités ont baissé entre les années 2015 et 2016.
-2,3% pour les officiers, 
-6,1% pour les militaires du rang.
Enfin, l'année dernière le salaire des militaires les moins bien payés était inférieur ou égal à 1488€.

mercredi 13 septembre 2017

Légion d'honneur et médaille militaire pour Julien Barbé

Le caporal-chef Julien Barbé tué le 5 avril dernier à Hombiri (est du Mali) vient d'être fait chevalier de la Légion d'honneur. Ce militaire  de 27 ans, appartenant au 6ème régiment de génie d'Angers (Maine-et-Loire) avait pris place dans un véhicule blindé léger qui a subi une attaque par engin explosif, blessant deux autres soldats. Les éléments de la force Barkhane participaient avec leurs homologues burkinabés et maliens à une opération dans la zone frontalière (Burkina-Faso et Niger). 
Le journal officiel publie, ce matin, ce décret d'attribution ainsi que celui portant concession de la Médaille militaire. Julien Barbé avait 6 ans de services. Il était père de deux enfants. Quelques jours après sa disparition, son épouse racontait à nos confrères de l'Orne-Hebdo que son mari était " allé en Guyane, au Mali, en Côte d'Ivoire. Sa première mission au Mali avait été mouvementée mais il était rentré. Donc, pour la suivante, il était plus serein. Mais cette fois, il n'avait pas envie de partir. Deux ou trois jours avant son départ, il m'a dit qu'il ne sentait pas cette mission. Mais c'était un véritable engagé, il était volontaire et c'était son métier..."

dimanche 10 septembre 2017

Une compagnie de la Légion étrangère à Saint-Martin

A la suite des pillages enregistrés à Saint-Martin après le passage de l'ouragan Irma, le Premier ministre a annoncé, hier, que trois escadrons de gendarmerie mobile seront déployés sur l'île dès demain. "Ces forces représenteront 240 gendarmes supplémentaires auxquelles vont s'ajouter des moyens militaires avec la mobilisation de trois compagnies" a expliqué Edouard Philippe. Parmi lesquelles une compagnie de légionnaires du 3ème Régiment étranger d'infanterie (REI) venue de Guyane (Kourou). Qui sera opérationnelle ce lundi.

samedi 9 septembre 2017

Le major Cipolla cité à l'ordre de la Nation

Agé de 44 ans, Philippe Cipolla a été tué samedi dernier à Angers alors que ce policier motocycliste allait sécuriser une manifestation. Il vient d'être cité à l'ordre de la Nation.
Philippe Cipolla était l'un des douze motards de la Formation motocycliste urbaine (FMU) de la ville préfecture du Maine-et-Loire. Il devait, cette semaine, rejoindre la brigade anticriminalité.

dimanche 13 août 2017

Aumôniers aux armées


Antoine de Romanet, évêque du diocèse aux armées (voir post 29 juin 2017) sera, le 1er septembre, le nouvel aumônier en chef du culte catholique auprès du chef d’état-major des armées. Son homologue protestant sera Etienne Martin Waechter.

jeudi 10 août 2017

Le légionnaire Mutty

Il est uruguayen et s’appelle Carlos Mutty. Il est footballeur et occupe le poste de gardien de but. Il est brillant. Il joue en France et est titulaire à Lyon. Son équipe compte sur lui alors qu’elle va disputer la finale de la Coupe de France. Contre l’Olympique de Pantin. Cette rencontre historique, car il s’agit d’une première, se dispute sur un terrain du XVème arrondissement de Paris. Seulement, Mutty ne vient pas. Nous sommes le 3 mai 1918, le gardien est légionnaire et malgré une permission, il refuse de quitter ses camarades qui montent en ligne. Un défenseur, raconte le quotidien Sud-Ouest, prend la place dans les buts. Lyon perd 3 à 0. Carlos Mutty ne connaitra jamais le résultat. Il est tué alors se déroule le match.

mercredi 9 août 2017

Une voiture fonce sur des militaires à Levallois-Perret (actualisé)


L'homme soupçonné d'avoir volontairement foncé avec son véhicule sur six militaires de l’opération « Sentinelle », à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), a été arrêté en début d'après-midi sur l'autoroute A16. Six soldats appartenant au 35ème Régiment d’infanterie (RI) de Belfort ont été blessés peu après 8h, dont trois gravement. Hamou B. qui était seul dans le véhicule, avait pris la fuite. Le parquet anti-terroriste a été saisi. Les ministres de l’intérieur et des armées se sont rendus au chevet des blessés.