samedi 15 juillet 2017

La tournée de la MLE

La Musique de la Légion étrangère affiche un calendrier 2018 chargé. Avec une tournée entreprise avec le Bagad de Lann-Bihoué, la fanfare de la Garde républicaine et le choeur de l'armée française. Un programme de trente minutes pour chaque musique et un final regroupant les quatre formations. Douze villes au programme (dont Lille, Nantes, Rennes, Lyon, Dijon, Strasbourg...). Première date, le 27 janvier au Palais des congrès à Paris.

vendredi 14 juillet 2017

La 13 et le 13 juillet

Les colonels Percie du Sert et Goujon (@HW)
Rencontre, hier, au Sénat où se déroulait la traditionnelle prise d'armes de la Légion étrangère du colonel Arnaud Goujon et du colonel Guillaume Percie du Sert. Le premier a commandé la 13ème Demi-brigade de Légion étrangère entre 2015 et 2016 et effectué le retour en France du régiment. Le second lui a succédé au Larzac. Le colonel Goujon est resté aux Emirats Arabes Unis où il assuré la recréation du 5ème cuirassiers (5ème RC). Il rentre en France et sera remplacé à Abu Dhabi par le lieutenant-colonel  Arnaud de Laforte qui fut commandant de l'escadron de reconnaissance de la 13 à Djibouti.

jeudi 13 juillet 2017

Prises d'armes de la Légion au Sénat

Le général Jean Maurin passant en revue les légionnaires du 4ème RE (@HW)
Cette prise d'armes se déroule tous les 13 juillet dans les jardins du Sénat (Paris). Autour de la Musique et ses cinquante quatre musiciens et, bien entendu, du régiment qui descendra les Champs-Elysées, le lendemain. Cette année, il s'agit du 4ème Régiment étranger (RE, Castelnaudary, Aude). 109 jeunes légionnaires récemment formés pour la plupart, qui clôtureront, demain en fin de matinée, le défilé à pied derrière les pionniers du 1er Régiment étranger (RE) et la MLE. "Au 4ème Etranger" a expliqué dans son ordre du jour le général Maurin, commandant la Légion, "j’exprime toute ma gratitude pour sa part majeure dans la pleine réussite de la participation de la Légion étrangère à l’objectif de déploiement d’une force opérationnelle projetable de 77 000 militaires, décidée par le Président de la République en 2015." Le régiment a, en effet, absorbé ce surplus d'engagés volontaires et formés des cadres chargés d'encadrer les néo-légionnaires. "La Légion étrangère, en trois ans, a créé douze des trente-trois unités élémentaires supplémentaires de l’armée de Terre, et fourni ainsi près du tiers de l’effort national " a précisé le COMLE.
Ce rendez-vous est l'occasion de remise de décorations. Parmi les récipiendaires, le major Charpentier, 42 ans de présence (plus ancien matricule de l'institution) qui a été fait chevalier de la Légion d'honneur par son ancien chef de section à Kolwezi, le général Benoît Puga, actuel grand chancelier de la Légion d'honneur.


@HW
Parmi les récipiendaires également (officier de la LH), les colonels Ozanne (chef de corps 2ème REI, 2012-2014), O'Mahony (n°2 de la LE), Putz (commandant le 2ème Régiment étranger d'infanterie 2014-16)
@HW
Cette prise d'armes a été l'occasion d'une remise de képis blancs à 57 engagés volontaires.


@HW

mercredi 12 juillet 2017

Le 4ème RE à Paris

C’est le 4ème Régiment étranger (Castelnaudary, Aude) qui, cette année, défilera pour la Légion étrangère, le 14 juillet. 109 légionnaires seront sur les Champs-Elysées et, pour la plupart, découvriront  « la plus belle avenue du monde. » Ce qui constitue un pari pour l’institution de faire défiler des néo-légionnaires. Le 4 est cette année mis à l’honneur pour avoir participé, très activement, à la remontée des effectifs et donc à la formation des engagés volontaires. 57 d’entre eux recevront d’ailleurs demain, lors de la traditionnelle prise d’armes qui se déroulera au Sénat, leur képi blanc. Cérémonie qui clôture quatre mois de formation.

mardi 11 juillet 2017

Le général Maurin commandera une 4ème année la Légion étrangère

J'évoquais ici même, le 21 septembre dernier, les raisons principales pour lesquelles le général Jean Maurin avait été reconduit, une troisième année, à la tête de la Légion étrangère :
- remontée en puissance réussie des effectifs et ce dans un temps court
- reconstruction, sur le Larzac, de la 13ème DBLE qui a retrouvé son allure...
Jean Maurin va diriger une quatrième année l'institution. Il faut y voir une marque de confiance du chef d'état-major de l'armée de Terre. En 2018, le COMLE atteindra la limite d'âge. Avant lui, seul le général Goupil aura commandé quatre ans la Légion (1976-80). Le général Piquemal lui, l'aura dirigé cinq années (1994-99).

lundi 10 juillet 2017

La 13ème DBLE première unité dotée du HK 416 F



Les légionnaires stationnés dans le Larzac (Aveyron) sont les premiers militaires français à être dotés du HK 416F, nouveau fusil d’assaut de l’armée de l’armée de terre. 250, pour l’heure, viennent d'être affectés à la 13 Demi-brigade de Légion étrangère. 400 autres devraient être livrés d’ici la fin de l’année. Le 4ème RE, le 2ème REP, le 3ème REI devraient également être équipés en 2017. Le HK 416 F, de calibre 5,56 mm, est le fusil réglementaire utilisé au sein des commandos Marine, Air, par les Forces spéciales Terre, au GIGN. Il est livré en deux versions : standard (longueur comprise entre 83 et 93 cm, 4kg) et courte (74 et 84 cm, 3,7 kg). 93 080 exemplaires seront livrés aux différentes unités françaises d’ici 2028. Cette année, 5300 fusils seront remis aux forces terrestres.

samedi 8 juillet 2017

Les légionnaires légionnaires

Plusieurs officiers ayant servi ou servant à la Légion étrangère, des sous-officiers viennent d'être promus ou nommés dans l'ordre de la Légion d'honneur (décret du 7 juillet 2017, militaires d'active). Promotion au grade d'officier pour les colonels Ozanne (chef de corps 2ème REI, 2012-2014), Putz (chef de corps 2ème REI 2014-2016), O'Mahony (actuel n°2 de la Légion étrangère), Labat (commandant du 1er RE, 2008-2010), Lecour Grandmaison (ancien n°2 de la Légion), lieutenant-colonel Gastine (1er RE, 2ème REP, 4ème RE).
Sont nommés chevalier : le colonel Baudet (qui commandera cet été le 1er REC), le colonel Potiron de Boisfleury (actuel C2 et en août C1 du 2ème REG). Les lieutenants-colonels d'Haussonville (C2 de la 13ème DBLE), Fleuret (CBOI du 1er REG), Laparra (bientôt C1 du 3ème REI), Meunier (CBOI du 1er REC). Sont également nommés, le chef de bataillon Savy (4ème RE), le major Charpentier (ancien de la section Puga à Kolwezi, 4ème RE) et l'adjudant-chef Mitu (bientôt lieutenant, 2ème REP).

mercredi 5 juillet 2017

Simone Veil au Panthéon

@HW
C'est l'annonce faite, en fin de matinée, par le président de la République, dans son éloge funèbre de l'ancienne ministre et académicienne. Lors de cet hommage national rendu dans la cour d'honneur des Invalides (Paris), en présence également du Premier ministre, de membres du gouvernement, d'anciens chefs de l'Etat ou du gouvernement, de représentants des corps constitués, civils et militaires, les deux fils de Simone Veil ont pris la parole. Pour évoquer, comme l'a fait l'avocat Jean Veil, l'image que sa mère laissait : " Nous sommes devenus les témoins ébahis d'un pays en deuil." Au Panthéon, Simone Veil reposera en compagnie de son mari, Antoine, décédé en 2013.

samedi 1 juillet 2017

Promotion

Le général de brigade Thierry Burkhard prendra sa troisième étoile le 1er août. Numéro deux du Centre de planification et de conduite des opérations de l'état-major des armées (CPCO), il en prendra le commandement à cette date. Le général Burkhard a notamment commandé la 13ème DBLE (2008-2010). Autre ancien chef de corps d'un régiment légionnaire à devenir divisionnaire : le général Eric Bellot des Minieres, à la tête du 2ème REP (2008-2010). Après avoir servi deux ans à Toulouse à la tête de la 11ème brigade parachutiste, il va devenir chargé de mission auprès du chef d'état-major des armées. Ancien commandant du 3ème REI (Guyane, 2005-2007), le général Hervé Gomart est également promu général de division. Il est maintenu dans ses fonctions de chef du CPOIA (Commandement pour les opérations interarmées).

vendredi 30 juin 2017

Jean-Jacques Bridey

Est le nouveau président de la Commission de la défense de l'Assemblée nationale. Maire de Fresnes (Val-de-Marne), il effectue son deuxième mandat de député. Cet ex-PS a été réélu le 18 juin sous l'étiquette La République en marche (52,71%, face à un candidat Les républicains). Lors de la précédente législature, Jean-Jacques Bridey était membre de cette commission et avait été rapporteur des crédits militaires d'équipement. Il présidait le groupe d'amitié France-Irak. Cet homme de 64 ans est un "Marcheur" de la première heure.

jeudi 29 juin 2017

Mgr de Romanet nouvel évêque aux armées

Cet ancien élève de l'institut d'études politique de Paris était jusqu'ici curé de la paroisse Notre-Dame d'Auteuil, dans le XVIème arrondissement parisien. Il aurait aimé être haut fonctionnaire (ce qu'est devenu l'un de ses frères, aujourd'hui PDG d'Aéroports de Paris)...il est finalement entré au séminaire en 1988. Hier, le pape François l'a nommé évêque aux armées.
Ce natif du Mans (Sarthe) âgé de 55 ans, a fréquenté l'Institut d'études théologiques à Bruxelles, le séminaire français de Rome et l'université pontificale grégorienne. Il sera ordonné le 10 septembre en la cathédrale Notre-Dame (Paris). Il succède à Luc Ravel, archevêque de Strasbourg depuis quatre mois. 

mardi 27 juin 2017

François de Rugy président de l'Assemblée nationale


En 2012, alors que démarrait son deuxième mandat de député de la 1ère circonscription de Loire-Atlantique, François de Rugy était porté à la présidence du groupe Europe Ecologie les Verts (EELV), en même temps que Barbara Pompili, élue, elle, dans la Somme (2ème circonscription). Il s'inscrivit à la commission de la défense. Il n'eût aucune concurrence dans le groupe. Il y siégea et apprit à connaitre la chose militaire et en apprécier ses acteurs. La cohabitation au sein de son groupe, avec la frange qu'il qualifiait de "gauchiste", représentée par la députée de Paris, Cécile Duflot, fut violente. Au point que François de Rugy quitta le groupe en 2015, en compagnie d'autres parlementaires. Barbara Pompili  se vit ensuite proposer de rejoindre le gouvernement. Comme le sénateur Jean-Vincent Placé, que l'on a vu au dernier Camerone, au Fort de Nogent (GRLE). Vice-président de l'Assemblée, Rugy attendit son heure. Candidat à la primaire de la gauche, il rejoignit ensuite Emmanuel Macron. Confortablement réélu, le 18 juin dernier, il avait rapidement fait connaitre ses intentions. Qui ont été réalisées. Le voici à 43 ans, président de l'Assemblée nationale.

lundi 26 juin 2017

GA 10

Le radar GA 10 (Thalès) est l'une des réponses appréciées de militaires face aux attaques menées par les djihadistes au Mali contre les camps de la Minusma ou de Barkhane (ainsi le 1er juin dernier). Celui-ci détecte roquettes, obus, missiles et donne l'alerte quelques secondes avant l'impact. Il y a quelques jours, cette technologie a ainsi permis de sauver plusieurs dizaines de vie au Mali.

samedi 24 juin 2017

Florence Parly à la cérémonie d'hommage à Albéric Riveta

La nouvelle ministre des armées participera mardi 27 juin à Pamiers (Ariège), à l'hommage qui sera rendu au parachutiste Albéric Riveta (1er RCP), décédé accidentellement dans la nuit de dimanche à lundi au Mali, lors d'une opération aéroportée. Le général Jean-Pierre Bosser, chef d'état-major de l'armée de terre et le général Bellot des Minières qui commande la 11ème brigade parachutiste (Toulouse), accompagneront à cette cérémonie Florence Parly.

jeudi 22 juin 2017

Duo inédit à la Défense

Les variations saisonnières de la politique ont propulsé deux visages nouveaux et inattendus. Celui de deux femmes. Florence Parly devient ministre des Armées, Geneviève Darrieusecq, secrétaire d'Etat. La première, "budgétaire" de Lionel Jospin à Matignon (1997-2000) devint secrétaire d'Etat (Budget, 2000-2002). Florence Parly a ensuite intégré le monde de l'entreprise (Air France, SNCF). Elle avait tenté, en 2002, sa chance au législatives dans l'Yonne (1ère circonscription) mais avait été battue par Jean-Pierre Soisson. La seconde, landaise, médecin allergologue a été conseillère régionale d'Aquitaine (2004-2015) et est maire de Mont-de-Marsan depuis 2008. Elue (MODEM) dimanche à l'Assemblée, elle s'apprêtait à découvrir la Palais-Bourbon. Elle devrait s'occuper des anciens combattants et de la mémoire.

mercredi 21 juin 2017

Fête de la Musique

@HW
Aubade, en cette fin de matinée, de la musique de la Garde républicaine dans la cour d'honneur des Invalides, à Paris. Au milieu des touristes.

lundi 19 juin 2017

Célébration, hier, du 77 ème anniversaire de l'Appel du 18 juin

@ Pierre-Marie Giraud
Quatre Compagnons de la Libération, Fred Moore, Daniel Cordier, Claude Raoul-Duval et Hubert Germain ont participé, hier matin, au Mont-Valérien (Suresnes, Hauts-de-Seine) à la cérémonie marquant l'Appel à la résistance lancé par le général de Gaulle, à Londres, sur les ondes de la BBC le 18 juin 1940, après la capitulation face à l'armée allemande. Emmanuel Macron et Sylvie Goulard, ministre des armées, étaient présents à cet anniversaire instauré en 1960 et auquel ont participé, sauf circonstances exceptionnelles, tous les présidents de la Vème République. Comme à Oradour-sur-Glane, le 10 juin, plus d'un demi-millier de jeunes avait été invité.
Près de 1000 otages et  résistants ont été fusillés par les nazis, entre 1941 et 1944, au Mont-Valérien, devenu lieu de la mémoire nationale.

dimanche 18 juin 2017

Mort accidentelle d'un parachutiste au Mali


Albéric Riveta, 1er régiment de chasseurs parachutistes (Pamiers, Ariège) a été blessé cette nuit en touchant le sol lors d'une opération conjointe menée avec les forces maliennes dans la région Tarikent (centre du pays). Transporté par hélicoptère, ce chasseur de 1ère classe est décédé peu après son arrivée à Gao. Plusieurs autres parachutistes ont, également, été blessés dans les mêmes circonstances ont annoncé en fin de soirée L'Elysée et le ministère de la défense. Né en 1994 à Papeete (Polynésie), Albéric Riveta s'était engagé en octobre dernier. Il était arrivé lundi à Niamey (Niger) afin de participer à l'opération Aquila au Mali (lutte conjointe contre les groupes terroristes.)

lundi 12 juin 2017

La 13ème DBLE et le souvenir de Bir-Hakeim


Le colonel Percie du Sert remet au commandant de la 4ème compagnie son fanion
 A l’occasion du 75ème anniversaire de la sortie de vive force de Bir-Hakeim, la 4ème compagnie de la 13ème demi-brigade de Légion étrangère a reçu, samedi, son fanion dans les jardins de l’Ordre de la Libération, à Paris. Cérémonie qui s’est déroulée en présence d’Hubert Germain, dernier officier vivant de la 13, ayant participé à la bataille de Bir Hakeim et l’un des onze derniers Compagnons de la Libération encore en vie. 
 
Hubert Germain (photos Fanny Baldi)

Dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, Bir Hakeim est évacué par les hommes de la 1ère Brigade française libre du général Koenig. Les légionnaires de la 13ème Demi-brigade de Légion étrangère participaient à cette "sortie de vive force". Les noms des 96 Compagnons de la Libération de la 13ème DBLE, ont, ensuite été appelés dans la cour d’honneur.


samedi 10 juin 2017

Emmanuel Macron et la mémoire d'Oradour-sur-Glane

Lorsqu'il s'est approché, à 11h15, de l'esplanade où il allait prononcer un discours, Emmanuel Macron était entouré de quarante enfants, parmi les cinq cents présents, venus de huit académies. Il sortait de l'église d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), où une partie des 642 hommes, femmes et enfants ont été tués par les SS de la division Das Reich, le 10 juin 1944. "Une journée comme celle-ci" a commenté Robert Hébras, dernier survivant, qui avait accueilli le candidat Macron, le 18 avril dernier. Celui-ci, lui avait promis de revenir s'il était élu. 
@ HW
Si le président de la République a souhaité que des enfants et des adolescents assistent au 73ème anniversaire de ce massacre (247 ont péri) c'est "pour que la mémoire soit transmise dans sa substance par la vision des ruines, des tombes, des noms". "Ce soir" leur a dit le chef de l'Etat, "vous serez des témoins et vous serez devenus à votre tour des passeurs. Mais vous serez bien plus encore, car Oradour n'est pas seulement un drame de guerre, ce n'est pas seulement une épouvantable tragédie. Oradour est un scandale, un scandale absolu." Appelant ces jeunes témoins à la vigilance, il leur a rappelé que "tout recommence et tout peut recommencer." Citant le Rwanda, l'ex Yougoslavie, la Syrie. "La barbarie dès qu'elle le peut se reforme (...) Parfois, c'est chez nous que resurgit la bestialité infâme."

mercredi 7 juin 2017

La réponse aux questions

Le conseil de défense qui s'est réuni ce matin, avant le conseil des ministres, autour du président de la République, a décidé la création d'un Centre national de contre-terrorisme. Celui-ci sera intégré au sein de la Coordination nationale du renseignement (CNR), appelé jusqu'ici Conseil national du renseignement et créé en 2008. Ces deux organismes seront dirigés par un préfet, Pierre Bousquet de Florian qui fut, entre 2002 et 2007, responsable de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Comme lui, deux autres anciens élèves de l'Ecole nationale d'administration devraient être appelés à diriger la DGSE et la DGSI. Le diplomate Bernard Emié, actuellement en poste à Alger, devrait avoir en charge la Direction générale de la sécurité extérieure. Quant au préfet de police de Marseille, Laurent Nunez, il devrait devenir le patron de la sécurité intérieure. 

mardi 6 juin 2017

16h50, quartier Notre-Dame de Paris

@ HW

Oublions l’idée d’un service militaire

Durant la campagne présidentielle, beaucoup de candidats ont évoqué le défunt service militaire, supprimé en 1997. Elève d’école de commerce (Neoma, Rouen), Thomas Carbuccia, dans son mémoire de fin d’étude, s’est interrogé : peut-on revenir au service militaire ? Voici résumées dans cet entretien, ses réflexions.

Le Service national est bien en 2017 un fantasme ?
Le service militaire est une idée maintenant lointaine selon laquelle il offrait un brassage social des populations, une formation citoyenne permettant d'inculquer un niveau minimum de savoir-vivre, savoir-être, voire des bases d'un métier (souvent manuel) et l'amour de la patrie. Cette idée que l'armée forme, éduque la nation et favorise la cohésion nationale était encore vraie dans les années d'après-guerre. Mais rapidement des mesures ont été mises en place pour limiter celui-ci, limiter les contingents. Pourquoi ? Le contexte géopolitique avait changé. Temps de paix, évolution de la doctrine des armées, professionnalisation, plus besoin de "chair à canon"… Le modèle du service national universel (pour les hommes) et obligatoire n'était plus tenable. Cependant, l'idée persiste et revient dans le débat politique lors de chaque élection.

L'armée jouit d'une forte cote de popularité, d'une bonne image auprès de la population française…
L'armée est efficace, elle sait régler des situations de crises même si ce n'est pas son cœur de métier. Le rôle de l'armée est avant tout, la défense de la nation (de ses intérêts et de sa population) par les armes. Le rôle social, d'éducation n'est pas prioritaire. Paradoxalement, il est réel et l'armée ne peut s'en détacher. Général Alain Bouquin : "il ne peut y avoir de bonne défense sans cohésion nationale." (1)
Si l'idée du retour au service national obligatoire revient sans cesse, c'est bien que des crises subsistent, c'est qu'il y a un besoin. Crise du politique, crise des chefs, crise des valeurs, crise de la jeunesse (des jeunes défavorisés en décrochage...). Crises sociétales auxquelles s'ajoutent la menace terroriste et l'Islam radical. Ces crises plus ou moins latentes entretiennent la chimère d'un service national comme étant la panacée. L'armée est efficace et permet d'apporter un cadre, des valeurs, tout comme l'engagement citoyen associatif mais avec un petit quelque chose en plus. La famille et l'école républicaine ne joueraient-elles plus leur rôle d'intégration et de cohésion ? 
En outre, pour des raisons essentiellement financières, le retour au service national universel (autrefois 400 000 garçons par classe d'âge, aujourd'hui 800 000 filles et garçons) est impossible. En outre, l'armée a comparativement aux années 1990, beaucoup moins d'infrastructures et d'effectifs, elle peine à maintenir les qualifications des soldats, elle est sur déployée (opex + Vigipirate + Sentinelle). A coût de milliards et de temps, tout est possible, mais Emmanuel Macron ne possède ni l'un ni l'autre. 

Donc ?
Ne soyons pas pessimistes. Il existe de multiples organismes qui permettent aux jeunes en décrochage de s'en sortir, et, à celles et ceux qui le veulent, de s'engager. Afin d'agir de manière rapide, efficace et à moindre coûts, commençons par développer ce qui existe : SMA, SMV, EPIDE, la réserve (augmentation actée et en cours), le service civique (véritable réussite du quinquennat de François Hollande). Il s'agirait donc de s'appuyer sur cet existant (qui fonctionne) et d’en augmenter le volume. Contrairement aux idées reçues, les Français sont prêts à s'engager pour diverses causes. Or cet engagement est généralement court mais intense, contrairement à un engagement faible mais sur la durée. Il faut donc multiplier "l'offre d'engagement" (militaire, associatif, humanitaire…). C'est la multiplication de plusieurs actions dans lesquelles chacun va se reconnaître et s'investir que viendront les évolutions. Il serait relativement simple et peu coûteux de stimuler des projets (théoriques et pratiques), de petits stages citoyens, dans le cadre de la scolarité (faire passer la Journée défense et citoyenneté de un à trois jours par exemple). L'idée clé serait la proximité (s'inspirer sur service national en Suisse). Des réservistes ou des civils ayant reçu une formation spécifique pourraient donner des instructions théoriques (conduite à tenir en cas d'attaque chimique ou attentats, par exemple). Les organismes militaires et les organes des zones de défense (protection civile, pompiers, gardes forestiers), gendarmes et policiers, pourraient organiser des exercices de défense en fonction des besoins et enjeux des régions. Les jeunes pourraient participer aux exercices de simulation. Ce serait donc une "jeu gagnant-gagnant". Facilitant le maintien des qualifications pour les professionnels et impliquant les jeunes dans une action citoyenne et ludique. 

Donc il ne faut plus que les politiques ressortent le service militaire lors des campagnes électorales ?
Je vous l’ai dit, on ne reviendra pas au service national obligatoire. C'est impossible dans le contexte actuel. Un mois serait une aberration car outre le coût faramineux, il n'y aurait aucun avantage pour l'armée. Celle-ci a la capacité d'inspirer et d'impulser des projets afin de renforcer la cohésion nationale. Ce n'est pas son rôle premier, mais grâce à un renfort massif des réservistes, le lien entre armée et société civile pourrait être stimulé. Laissons tomber les grosses révolutions, les gros chantiers coûteux et longs. Il faut se concentrer sur l'existant qui fonctionne et l'adapter aux reliefs, aux climats et enjeux des régions et départements. En d'autres termes, il s'agit de proposer un "système complet" d'engagement citoyen, du volontaire et de l'obligatoire (à travers l'école), des actions interministérielles, développer la proximité et cibler les jeunes en décrochages car eux aussi sont l'avenir de notre nation. Alors que la menace plane sur la France, que la politique évolue (fin du clivage PS / LR), une dynamique de changement est "en marche". 

(1) ancien commandant de la Légion étrangère.

lundi 5 juin 2017

Georges Delrieu

Qu'est-ce qu'un héros ? Quel niveau de vaillance permettrait d'entrer dans cette catégorie ? Si mes confrères usent et abusent de ce substantif, je suis réticent dans son emploi. Retournons-nous vers une définition qui permet de fournir de repères : " combattant (e) remarquable par sa bravoure et son sens du sacrifice." Celle-ci peut réunir les hésitants. Héros ou pas, voici raconté un destin de combattant de la Seconde Guerre mondiale dont nous pourrions célébrer aujourd'hui, le soixante treizième anniversaire de sa mort, le 5 juin 1944 ; celui de Georges Delrieu.
Celui-ci naît en 1919 dans le Tarn-et-Garonne mais rejoint très vite le Maroc où ses parents s'installent. Doué pour le football, il évolue avec l'Olympique Marocain, club avec lequel il est champion du Maroc en 1936 et champion d'Afrique du Nord, l'année suivante. Il a vingt ans en 1939 et signe en mai un contrat professionnel avec le Racing Club de France (Paris). En novembre, il est mobilisé. Il refuse la débâcle et le 21 juin 40, embarque à Saint-Jean-de-Luz sur le Batory, bâtiment polonais  à destination de l'Angleterre. De Londres, il écrit neuf jours plus tard à ses parents, à Rabat : " Je suis maintenant ici avec les Français qui ne jettent pas le manche après la cognée et qui n'acceptent pas un tel sort pour la France, nous allons former un corps français et nous battre avec les Anglais qui seuls peuvent désormais nous sauver. Et croyez-moi, le temps sera peut-être long, mais la victoire viendra. Heureusement que des chefs comme le général de Gaulle restent encore. L'honneur n'est pas tout à fait oublié.
Engagé dans les Forces françaises libres, l'aspirant Delrieu prend part à l'expédition de Dakar et à la campagne du Gabon. Il a été affecté au 1er bataillon de marche de tirailleurs de l'Afrique française libre (BM 1). Dans sa biographie, à l'Ordre de la Libération, figure cette anecdote : " le 1er novembre 1940 lorsque, de nuit, une pirogue coule avec 7 tirailleurs à son bord. Sans hésiter, il se jette à l'eau pour les secourir et parvient à en ramener deux qui se noyaient."
C'est ensuite, le Cameroun, l'Egypte, où le chef de section Delrieu se distingue à El-Alamein (octobre 1942), pendant les combats en Tunisie (1943) et en Italie où il a débarqué en avril 44, avec la 1ère Division française libre. Le 5 juin 1944, à la tête de ses hommes, Georges Delrieu tombe à Ponte Lucana, lors d'un corps à corps avec les Allemands. Il sera fait Compagnon de la Libération, le 20 novembre 1944.

dimanche 4 juin 2017

Un Français tué dans l'attentat de Londres

Le ministère des affaires étrangères vient de l'annoncer, en cette fin d'après-midi. Un Français figure parmi les sept personnes tuées au cours de l'attaque menée par des terroristes, hier soir, dans la capitale britannique. Sept autres Français sont hospitalisés. On compte quarante huit autres blessés. "Un Français est porté disparu" vient de préciser Jean-Yves le Drian, le ministre des affaires européennes et étrangères.

jeudi 1 juin 2017

Des soldats français blessés au Mali

Des tirs de mortier ont été dirigés ce matin, vers 8h40, contre le camp de la Minusma (ONU) à Tombouctou (Mali), vient de préciser le porte-parole du ministère de la défense. Un obus est tombé à proximité de l'emplacement des soldats de l'opération Barkhane. Plusieurs militaires français ont été blessés dont un grièvement. Celui-ci aurait été opéré dans un hôpital administré par des casques bleus suédois. Ces hommes appartiendraient à la 9ème brigade d'infanterie de marine (Poitiers).

mercredi 31 mai 2017

DGSE, DGSI qui ?

"Emmanuel Macron sait cultiver le secret. Le Palais aussi". Pour l'homme qui parle ainsi, les directeurs généraux de la DGSE et de la DGSI ont été choisis depuis une semaine. Mais pour l'heure, il n'ont pas été dévoilés. "Ce qui tranche sérieusement avec les présidences Hollande et Sarkozy qui parlaient beaucoup aux journalistes". Alors des hypothèses tournent. Pour le renseignement extérieur, l'intérim du général Palasset à la tête de la DGSE pourrait-il se transformer en nomination définitive ? Autre possibilité, l'arrivée d'un diplomate. Deux noms sont avancés. Ceux de l'ambassadeur en Algérie, Bernard Emié ou de son homologue en Egypte, André Parant. Pour le renseignement intérieur deux noms circulent. Ceux du préfet Jean-Luc Névache et de l'actuel numéro deux de la DGSI, Thierry Matta.

vendredi 19 mai 2017

Deux légionnaires du 2ème REI meurent lors d’une activité de cohésion

La quarantaine de légionnaires du 2ème régiment étranger d'infanterie (Nîmes) qui se trouvait dans le département de la Marne effectuait, avant un exercice au camp de Suippes, une sortie de cohésion "programmée" en canoë-kayak. Celle-ci était organisée par une entreprise spécialisée sur la Marne. Arrivés à proximité d'un barrage situé sur la commune de Cumières près d'Epernay, deux légionnaires  ont été aspirés par les flots. Les deux hommes sont tombés et ont disparu. Pour le maire de la commune, cité par le quotidien L'Union, "C’est un piège, ce truc-là. Nous, on est du village, on sait très bien qu’il ne faut pas y aller, c’est dangereux." Une trentaine de pompiers, dont des plongeurs, ont été acheminés sur place. L'une des victimes était célibataire. L'autre, père d'un enfant.

mercredi 17 mai 2017

C'est Sylvie Goulard !

Jean-Yves le Drian est bien là mais il change de portefeuille et va aux affaires étrangères. Et c'est la députée européenne Sylvie Goulard qui arrive à la tête d'un ministère qui change d'appellation puisqu'il devient celui des armées. Agée de 52 ans, énarque, élue en 2009 au Parlement européen, polyglotte (allemand, anglais et italien), S. Goulard était plutôt attendue aux affaires européennes qui sont rattachées à Jean-Yves Le Drian, au quai d'Orsay.

mardi 16 mai 2017

Troisième Premier ministre pour le général Lecointre

Arrivé le 1er septembre dernier à Matignon, le général François Lecointre sera le chef du cabinet militaire d'Edouard Philippe après avoir été celui de Manuel Valls puis celui de Bernard Cazeneuve. Ce terrien est issu des Troupes de marine. Il a commandé le 3ème RIMa (Vannes) et la 9ème Brigade d'infanterie de marine (Poitiers). Le directeur de cabinet du nouveau Premier ministre sera Benoît Ribadeau-Dumas, polytechnicien et énarque (major de la promotion 1997).

dimanche 14 mai 2017

(2x + 3)(2x - 3)

Cette formule algébrique figure l'incertitude qui prévaut à qui souhaiterait définir l'architecture du futur gouvernement. Jusqu'ici sous la Vème République, le scénario était classique et ficelé. Le président connu, un fidèle était nommé à Matignon. Et la déclinaison des possibles puis des probables suivait. Mais aujourd'hui, ce n'est pas vraiment le cas. Evidemment des hypothèses sont en marche. Et ce, en fonction du profil de l'homme ou de la femme qui dirigera le gouvernement. Pour le casting gouvernemental, quelques noms, peu nombreux, sont murmurés. Ainsi, celui de Jean-Yves Le Drian. Premier ministre ou le ministre sortant de la défense pourrait-il, plus sûrement, se succéder à lui-même ? Son expérience opérationnelle serait précieuse au président Macron.
Hier, un ancien ministre rencontré, connaisseur des affaires de renseignement, affichait une opinion quant au futur directeur général de la DGSE : Cédric Lewandowski, directeur de cabinet de J. Y. Le Drian à l'hôtel de Brienne. "Il serait un excellent DG... mais ce n'est qu'un souhait. "

samedi 13 mai 2017

Le vrai et le faux Le Drian

A quelques heures de l'installation du nouveau président de la République puis de la nomination d'un chef du gouvernement, Jean-Yves Le Drian était, en début d'après-midi, au Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) devant le délégués du Souvenir français qui tiennent là leur congrès (12 et 13 mai). Le ministre sortant de la défense qui a, récemment, été victime d'une usurpation d'identité en Israël où un "faux Jean-Yves Le Drian", ressemblant physiquement au ministre, a contacté à plusieurs reprises des chefs d'entreprise étrangers afin de les convaincre de verser, sur des comptes offshores, d'importantes sommes d'argent soi-disant destinées à payer des opérations clandestines des services secrets contre le groupe Etat islamique, ou encore pour régler des rançons pour des otages français au Sahel, raconte l'Obs. Jean-Yves Le Drian a déposé une plainte.

vendredi 12 mai 2017

Dark Dune

Cet exercice franco-américain de préparation des forces spéciales se déroulera du 15 au 18 mai, sur la base aérienne 120 à Cazaux. Il a pour objectif "d’entraîner et de qualifier les équipages de l’escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées » à la technique spécifique du ravitaillement en vol de jour et de nuit", précise-t-on au ministère de la défense. Le commando parachutiste de l'air n°10 (CPA 10) participera à Dark Dune. Côté américain, se sont deux avions ravitailleurs C130 qui seront déployés sur la base girondine, "avec pour feuille de route notamment du ravitaillement en vol, des posés d’assaut, du vol basse altitude et du largage de parachutistes. "

dimanche 7 mai 2017

Hervé Ladsous, l'ONU et les opérations de maintien de la paix

Le 30 mars dernier, Hervé Ladsous a quitté New York et son dernier poste. Celui de secrétaire général adjoint de l’Organisation des nations unies (ONU), en charge des opérations de maintien de la paix qu’il occupait depuis cinq ans. Dans une longue interview à La Cohorte, magazine de la Société des membres de la Légion d’honneur (SMLH), à paraître le 30 mai, le diplomate français évoque le rôle de « gardien de la paix » qu’il a eu à « jouer » et qui a toujours milité pour que le volet renseignement entre dans la culture onusienne.
"Le maintien de la paix au XXIe siècle doit se faire avec des outils du XXIe siècle non du siècle passé. Traditionnellement, le maintien de la paix, c’était quelques observateurs sans armes, avec une paire de jumelles et une radio plus ou moins perfectionnée, observant et faisant des rapports de ce qu’ils voyaient. Maintenant, ce sont des missions beaucoup plus opérationnelles, dans des environnements de plus en plus complexes, dans lesquels les acteurs ne sont plus des États, mais bien souvent des éléments non étatiques dont le souci n’est pas l’observation des principes du droit humanitaire international ou du droit de la guerre, mais de nous prendre pour cible. Et le pire des exemples, ce sont les attaques que l’on qualifie d’asymétriques, c’est-à-dire le terrorisme, dont nous faisons l’objet au Mali. Nous sommes attaqués avec des mines, à la roquette, à l’IED (engins explosifs improvisés), et cela nous coûte cher en hommes. Au Mali, nous en sommes à 124 casques bleus tués depuis trois ans (1). Il est évident que nous ne pouvons être ni aveugles ni sourds, qu’il faut que nous sachions, le mieux possible, ce qui se passe, ce qui se profile, que nous ayons par conséquent une véritable politique du renseignement. Je suis content de voir que les États membres ont finalement souscrit à ces principes."

(1) Entretien réalisé à la mi-avril 2017

dimanche 30 avril 2017

Camerone à Aubagne

Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian suivi du général Maurin
Jean Busnot fait commandeur de la Légion d'honneur par le ministre de la défense

Le porteur de la main du capitaine Danjou, le sergent-chef  N'Guyen Van Phong

Ensemble des photos, Légion étrangère