lundi 20 mars 2017

Le président Dary


Le général d’armée Bruno Dary (2s) vient d’être désigné président de la Saint-Cyrienne, association des officiers issus de l’école de Saint-Cyr. Bruno Dary est un « légionnaire » et commanda le 2ème REP (1994-96), régiment où il avait précédemment servi (ainsi qu’au  4ème RE et 13ème DBLE). En 2004, il prend pour deux ans, le commandement de la Légion étrangère. Il sera ultérieurement gouverneur militaire de Paris (2007-2012). Bruno Dary est, également, président du comité de la Flamme sous l’Arc de Triomphe. Il remplace à la Saint-Cyrienne, le général Dominique Delort.

samedi 18 mars 2017

Des militaires de Sentinelle attaqués ce matin à Orly sud (actualisé)

Ce matin vers 8h30, un homme armé d'un pistolet a tenté de s'emparer de l'arme d'une militaire de l'opération Sentinelle (armée de l'air), en patrouille, avec deux collègues, au terminal sud de l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne). Tous les deux sont ensuite tombés à terre. L'homme s'est relevé, empoignant l'arme du personnel féminin. L'individu a été abattu par un des militaires. La police établit un lien avec une attaque qui s'est déroulé vers 7h à Stains (Seine-Saint-Denis) au cours de laquelle un policier d'une trentaine d'années a été blessé par balle lors d'un contrôle routier.

vendredi 17 mars 2017

Les nageurs légionnaires

Il y a peu, ils étaient en Ukraine et à Madagascar. Ils ont effectué le même voyage vers la France. Avec le même objectif : essayer de retenir l'attention des recruteurs de la Légion étrangère. Mission accomplie. Engagés volontaires, ils ont ensuite été repérés lors des tests de natation par leurs instructeurs du 4ème régiment étranger (RE, Castelnaudary, Aude) où ils effectuent leur formation. Résultat, Timur l'Ukrainien vient, à Brest il y a quelques heures, de devenir champion de France militaire du 50 et du 100m dos, du 100m papillon (suivi du légionnaire malgache Marc). Pour sa part, Marc a gagné le 100m brasse et se classe 2ème des 50m brasse et papillon derrière le maréchal des logis Florent Manaudou (champion olympique et champion du monde). Les deux légionnaires ont été intégrés aux équipes qui ont remporté le 200m 4 nages et le 4X100m nage libre et sont donc champions nationaux de ces spécialités.
Lundi matin, les deux nageurs reprendront l'instruction dans l'Aude.

Les deux légionnaires entourent Florent Manaudou (@ 4ème RE)

mercredi 15 mars 2017

Les Compagnons de la Libération durant la Grande Guerre

Environ 110 Compagnons de la Libération (sur 1038) ont participé à la Première Guerre mondiale. "Et souvent de manière épatante" souligne Vladimir Trouplin, le conservateur du musée de l'ordre de la Libération. Institution qui va, en collaboration du musée de l'armée, organiser une exposition sur ce thème, de janvier à avril 2018. Qui se présentera sous la forme de panneaux visibles sur les piliers de la cour d'honneur des Invalides (Paris).
Deux des six femmes Compagnon de la Libération sont concernées : Berty Albrecht et Emilienne Moreau-Evrard. Celle-ci, âgée de 17 ans en 1915, se porte à la rencontre des Ecossais pour leur communiquer les positions allemandes lorsqu'ils contre-attaquent pour reprendre Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais), où elle réside. Elle organise ensuite un poste de secours dans sa maison, sauve, armée de grenades un soldat écossais de la mort, abat deux fantassins ennemis avec un revolver... Elle sera, pour cela, décorée de la croix de guerre et ensuite de la croix du combattant.
A la même époque, Berty Albrecht, qui se trouve à Londres où elle travaille, rentre à Marseille, sa ville natale, où elle servira durant tout le conflit dans un hôpital militaire comme infirmière.

lundi 13 mars 2017

Un ex-légionnaire et un déserteur écroués pour le viol d'un militant LGBT à Marseille

Militant algérien LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels de transgenres) réfugié en France, Zak Ostmane pense avoir été drogué le vendredi 3 mars, dans un bar LGBT de la cité phocéenne. Il aurait ensuite suivi un homme dans un hôtel. Un autre individu les auraient rejoints. Selon son témoignage, il se serait endormi et réveillé alors qu'il était violé par ces deux hommes. L'un, anglais, est un ancien de la Légion dont il a été chassé. L'autre, vraisemblablement américain, servait au 2ème REI (Nîmes) d'où il était porté déserteur. Ces deux hommes ont été mis en examen et écroués.

lundi 6 mars 2017

Le sergent-chef N'Guyen Van Phong portera la main du capitaine Danjou

C'est cet ancien des 1er et 2ème BEP, né en 1935, qui portera la main du capitaine Danjou, le 30 avril prochain à Aubagne, à l'occasion du 154ème anniversaire de Camerone. D'abord supplétif vietnamien (1954), il s'est engagé à la Légion étrangère un an plus tard. Il y restera 16 ans. Indochine, Algérie, Tchad, il servira, outre les deux bataillons étrangers parachutistes, au 4ème REI, à la 3ème CSPLE (Compagnie saharienne portée de la LE), à la 13ème DBLE et au 2ème REP. Sept fois cité, il est officier de la Légion d'honneur et titulaire de la médaille militaire. N'Guyen Van Phong, qui réside dans les Bouches-du-Rhône, avait accompagné le chef de bataillon Roger Faulques, qui lui, avait porté la main en 2010.

Décès de Louis Cortot, benjamin des Compagnons de la Libération

Il allait avoir 92 ans dans quelques jours et allait fêter, cette année, ses 70 ans de mariage. Louis Cortot est mort, hier matin, à l'hôpital militaire Begin à Saint-Mandé (94). Fils d'un artisan ferblantier, il était né le 26 mars 1925 en Côte d'Or. Etudiant au début de l'occupation dans une école professionnelle à Suresnes, il rejoint à 15 ans, au début de l'année 1941, la Résistance. Comme l'a fait son frère aîné, Jean. Il abandonne ses études, devient ajusteur et commence à confectionner des bombes pour ses missions, dans l'usine qui l'emploie. Louis Cortot provoque ainsi avec son groupe le déraillement d'un train de tanks provenant des usines Renault, rend inutilisable un transformateur disjoncteur à Issy-les-Moulineaux en mai 1942 et participe au grenadage d’un convoi de jeunesses hitlériennes à Trappes. En juillet 1942, son groupe fait sauter le bureau du Rassemblement national populaire (RNP, collaborationniste) à Boulogne-Billancourt puis détruit à l’explosif le bureau d’embauche des ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne de Courbevoie. En janvier 1944, Louis Cortot rejoint les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) de Seine-et-Marne pour participer à l'implantation d'un maquis à Saint-Mammès. A partir de mai, il est chargé des liaisons entre l’état-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) de Seine-et-Marne et celui de Paris.
Le 26 août 1944, il est très grièvement blessé à Lieusaint en Seine-et-Marne, par des éclats de balles explosives et y perdra un œil. Le 11 novembre 1944, il reçoit la croix de la Libération. 1038 combattants des Résistances intérieure et extérieure l'ont reçu.
Il retourne à la vie civile d’abord comme ajusteur, puis dans l’aéronautique chez Dassault où il fait ensuite toute sa carrière. Grand officier de la Légion d'honneur en 2016, toujours disponible et souriant, Louis Cortot restait très attaché à l'ordre de la Libération. Douze Compagnons sont encore en vie.