mercredi 18 octobre 2017

Vive les sigles !


L’armée est une consommatrice d’acronymes. Dans un document Terre récemment consulté, le bienvenu lexique définit 515 acronymes. Je n’ose fournir un chiffre pour l’ensemble des sigles Air et Marine qui viendraient enrichir l’ensemble.

dimanche 15 octobre 2017

Merlinette marraine des engagés volontaires du CFIM de Dieuze

Colette Martini aura 95 ans le 1er novembre. En février 1943, la jeune femme s’engage dans le Corps féminin des transmissions et rejoint, quatre mois plus tard, Maison-Carré à Alger. Elle est entrainée à la vie clandestine. Après la Corse libérée, elle suit un stage parachutiste. A la veille de son premier saut en juillet 1944, Colette Martini est envoyée en Italie avec le Service de renseignement opérationnel (SRO). En août, elle débarque à Saint-Tropez. Suivent les libérations de Toulon, Marseille, Autun, Dijon, Belfort. Elle termine en Allemagne. « Merlinette » retrouve la vie civile en 1946.
Colette Martini était, hier, à Dieuze (Moselle) avec les engagés volontaires du Centre de formation initiale militaire dont elle est la marraine (9ème promotion). Le CFIM a été créé en 2011. Il est subordonné au commandement des systèmes d’informations et de communication (COMSIC).

vendredi 13 octobre 2017

Les décorations et les imposteurs



Les décorations ont toujours suscité des fantasmes au point que, de tous temps, les imposteurs qui portent illégalement des médailles « sont légion », comme le rappelle avec humour le magazine de la Légion étrangère, Képi blanc dans sa livraison d’octobre. Pour rester dans la métaphore militaire, une cinquantaine est chaque année « attrapée par la patrouille. » Et condamné en vertu de l’article 433-14 du code pénal. Tarif : un an de prison et de 15 000 euros d’amende.

lundi 2 octobre 2017

Un service militaire universel expérimenté en 2019 ?

Telle est l'annonce faite par Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des armées. Ce service durerait une trentaine de jours et s’adresserait aux filles et aux garçons de 18 à 21 ans, soit 600.000 jeunes sur une classe d’âge. "Dans le contexte que nous vivons, celui d’une société qui vit des fractures, une menace terroriste, il est important de retrouver une forme de creuset national, un moment où tout une classe d’âge est réunie et mélangée", avait expliqué Emmanuel Macron alors en campagne pour les présidentielles. Une commission devrait prendre en charge le dossier et faire des propositions qui pourraient être remises au printemps 2018. " Ensuite, il pourrait y avoir une phase d’expérimentation en 2019, c’est ce qui est souhaité par le président de la République et le Premier ministre" a expliqué la secrétaire d'Etat qui souhaite notamment que ce service militaire universel "forme des jeunes qui soient protecteurs du pays". 
Reste à le financer. Emmanuel Macron évoquait un coût compris entre 2 et 3 milliards d’euros "en rythme de croisière", promettant que le budget des Armées ne serait pas ponctionné. Pour Geneviève Darrieussecq "soit on demande une participation aux ministères concernés", comme l'Education l’Intérieur, la Santé, les Sports, "soit on trouve des ressources dédiées". Un nouveau casse-tête en perspective.

dimanche 1 octobre 2017

Deux morts à la gare de Marseille dans une attaque au couteau

Deux jeunes femmes ont été tuées dans une attaque au couteau qui s'est produite en début d'après-midi à la gare Saint-Charles à Marseille (Bouches-du-Rhône). L'agresseur, un homme de 25-30 ans selon les premières informations, a été ensuite abattu par des militaires de l'opération Sentinelle. Ce sont des légionnaires du 1er Régiment étranger de génie (avec des réservistes) qui assurent la protection de ce site.

dimanche 24 septembre 2017

Jean-Luc Mélenchon et l'appropriation de l'histoire

Ainsi, selon Jean-Luc Mélenchon ce serait "la rue qui a abattu les nazis." Une curieuse vision de l'histoire présentée, hier, par le leader de la France insoumise au terme d'une manifestation contre la réforme du code du travail.
Charles Gonard était toujours dubatif quand on lui parlait de la France résistante. Il répondait en prenant un exemple. La visite du maréchal Pétain à Paris, le 28 avril 1944. Une foule immense est rassemblée sur le parvis de l'hôtel de ville et l'acclame. Charles Gonard relativisait, en effet, l'image d'une France prétendument résistante qui prit son essor après la libération de la France. Où il fallait alors rassembler et reconstruire.
Je cite ici Charles Gonard, disparu en juin 2016, car cet homme de l'action immédiate réalisa, avec ses hommes, en 1944, l'une des plus importantes opérations de la Résistance : l'exécution, le 28 juin, de Philippe Henriot, secrétaire d'Etat à l'information et à la propagande de Vichy, remarquable orateur qui était l'un des personnages les plus emblématiques de l'ultra-collaboration. Lorsque deux jours plus tard, sa dépouille fut exposée place de l'hôtel de ville entre 15h et 21h30, 13 500 personnes viendront se recueillir devant le corps du héraut milicien. Chiffre cité par le directeur de la police municipale dans un rapport au préfet de police. 
Avec Charles Gonard, l'histoire des 1037 autres Compagnons de la libération (Résistance intérieure, BCRA, SOE...) pour ne citer qu'eux, est peuplée de dénonciations, d'arrestations, de torture. Certains se sont suicidés pour ne pas parler, d'autres ont été fusillés, d'autres ne sont pas revenus des camps, d'autres ont été tués lors d'affrontements avec les Allemands ou des supplétifs français. Souvent leur famille ont payé un prix exorbitant. Le constat est le même pour tous les hommes et femmes engagés dans une libération de la France qu'ils n'ont pu voir. Sur d'autres champs de bataille, au Levant, en Libye, en Tunisie, en Egypte, en Italie, en France, en Allemagne, en Belgique, en Hollande, en Indochine... des hommes qui ont rejoint les Forces françaises libres (FFL) ont également payé de leur vie leur choix. Un choix qui a toujours été individuel. Effectué en leur âme et conscience. 
C'est pour cela que l'appropriation de l'Histoire par M. Mélenchon, hier, est choquante. La rue n'est pas concernée. A Paris, le 19 août 1944, le Conseil national de la Résistance a appelé à l'insurrection. Y ont participé des résistants de 1940 (peu nombreux, peu ayant survécu à la répression) et des années suivantes ainsi que des hommes et des femmes volontaires dans les dernières jours de l'occupation de la capitale. 
Le sacrifice et le souvenir de gens qui étaient loin d'être majoritaires dans la population, mérite que l'on respecte la réalité de l'Histoire.

samedi 23 septembre 2017

Mort d'un membre des Forces spéciales dans la zone irako-syrienne

Cet adjudant du 13ème régiment des dragons parachutistes a été tué, ce matin, dans la zone irako-syrienne. L'Elysée qui a annoncé la mort de ce sous-officier des forces spéciales salue "le sacrifice" de ce soldat qui conseillait les forces locales luttant contre Daech.