lundi 29 août 2016

Nouméa, le 29 août

Fils de colonel, il s'appelle Grégor L. et affiche 36 ans. Il est arrivé en Nouvelle-Calédonie, il y a quatre ans. Ingénieur en géologie, il est souvent considéré comme "atypique".  
Sur son curriculum administratif figure une expulsion du Canada. Converti à l'islam, il a écrit à Allah. Mais ce n'est pas Grégor qui a signé mais "Moudjahidin Grégor". Le tribunal correctionnel de la collectivité s'est posé pas mal de questions à son sujet. Un sujet fiché S. Qui vient d'être condamné a deux mois de prison ferme pour avoir menacé de mort le patron de la sécurité publique de Nouvelle-Calédonie. Mais aussi pour apologie publique de crime terroriste.  
En marge de cette affaire, le haut-commissaire de la République a expliqué qu'il y avait moins de treize personnes fichées S sur le Caillou.

samedi 27 août 2016

Ottawa, le 27 août

Le Canada mène campagne afin d'obtenir, à l'horizon 2020, un siège (non permanent) au conseil de sécurité de l'Organisation des nations unies. Ottawa vient d'annoncer la mise à disposition de 600 soldats pour les opérations onusiennes de maintien de la paix. Le ministre de la défense, Harjit Sajjan a expliqué que "l'armée canadienne pourra ainsi fournir non seulement des troupes au sol dans le cadre de différentes missions, mais aussi des officiers pour des postes de commandement, du transport aérien, des ingénieurs, des médecins ou des formateurs pour des forces armées ou policières." Aujourd'hui sur les 101 280 soldats, policiers et observateurs militaires sous commandement de l'ONU dans des opérations de maintien de la paix, seuls 103 proviennent du Canada. Ce qui place le pays au 67e rang des contributeurs. Près de 80 % de l'effectif canadien est déployé en Haïti, dans le cadre de la MINUSTAH.

vendredi 26 août 2016

Suva, le 26 août

C'est un changement total d'attitude !  Ce blog s'était fait l'écho (post du 10 février 2015) de la volonté du Premier ministre fidjien de changer de drapeau. Afin de se débarrasser de l'Union Jack, de la croix de Saint-Georges, du lion, références à l'empire britannique, ancienne puissance coloniale. "Des symboles dépassés et inadaptés" avait alors expliqué  le chef du gouvernement, Franck Bainimarama. 
 
 La médaille d'or obtenue par l'équipe nationale de rugby à 7 aux Jeux olympiques de Rio a sauvé le drapeau. "Très ému par la manière dont les Fidjiens se sont réappropriés leur étendard pour célébrer la médaille historique", l'homme fort de l'archipel a décidé de ne rien changer...pour l'instant.

jeudi 25 août 2016

Le 25 août et la mémoire de la Libération

Paris a fêté aujourd'hui le 72ème anniversaire de sa libération. Je n'y ai pas assisté cette année mais j'ai participé lundi à celle d'Arcachon. Ville girondine libérée le 22 août 1944. L'orateur, qui représentait le maire de la ville a évoqué "l'ardente obligation du devoir de mémoire, pour ne pas oublier les noms de celles et ceux qui répondant à l'appel du général de Gaulle, ont donné leur vie pour que la ville soit de nouveau libre." Ce sont là des propos logiques, habituellement utilisés par les élus français lors de ces cérémonies souvent appelées patriotiques. 
Pourtant, je ne partage pas cet appel au "devoir de mémoire". Je préfère en appeler, plus modestement, au nécessaire et indispensable "travail de mémoire". Qui implique le volontariat. Le devoir, enveloppe collective, devant entraîner mécaniquement une participation de toutes les générations à ce type de cérémonies. 
Or, qu'y voit-on généralement ? Des anciens combattants -de moins en moins nombreux- des porte-drapeaux, des représentants associatifs, des élus. Quelques survivants de la Seconde Guerre mondiale, si peu nombreux aujourd'hui. Uniquement ! Insatisfaisant pour un devoir de mémoire commun, pourtant si souvent sollicité mais qui ne fait pas recette. Il serait bon, je crois, de se poser la question du calendrier de ces journées de commémorations si nombreuses et éparses. Mais aussi, ô sacrilège, de la nécessité du maintien de jours fériés les 8 mai et 11 novembre. Les jeunes générations savent-elles encore ce que contiennent ces deux dates ?

mercredi 24 août 2016

Paris, le 24 août

L'insigne des blessés de guerre existait depuis 1916. Il vient d'être remplacé par une médaille qui "témoigne de la reconnaissance de la nation aux militaires blessés à la guerre ou à l'occasion d'une opération extérieure" précise le décret de création. Auront droit au port de celle-ci : les militaires atteints d'une blessure physique ou psychique "constatée par le service de santé des armées et homologuée par le ministère de la défense." Eligibles également, les prisonniers de guerre blessés au cours de leur détention. Les déportés et internés de la Résistance auront droit au port de cette nouvelle médaille qui reprend les caractéristiques principales de l'insigne des blessés.

mardi 23 août 2016

Ottawa, le 23 août

Le port du hijab par les femmes musulmanes est désormais autorisé dans la Gendarmerie royale du Canada (GRC) vient d'annoncer le gouvernement. Enfin d'encourager celles-ci "à envisager une carrière avec la Gendarmerie" a déclaré le porte-parole du ministère de la sécurité publique. Le port du voile islamique a été autorisé au sein de la police de Toronto (Ontario) en 2011 et celle d'Edmonton (Alberta) en 2013. La GRC permet à ses membres de confession sikhe de porter le turban depuis 1990.

lundi 22 août 2016

Paris, le 22 août

Le général d'armée Benoît Puga est officiellement le 33ème grand chancelier de la Légion d'honneur (voir post des 19 mai et 2 juillet). Il a été nommé aujourd'hui lors du conseil des ministres de rentrée.
Patron du commandement des opérations spéciales (COS), sous-chef opérations à l’état-major des armées, directeur du renseignement militaire (DRM) puis chef d’état d’état-major particulier de deux présidents de la République, Nicolas Sarkozy et François Hollande (2010-2016), Benoît Puga avait auparavant commandé le 2ème Régiment étranger de parachutistes. Le nouveau grand chancelier prendra ses fonctions le 1er septembre.
Le conseil des ministres a par ailleurs nommé un nouveau coordonnateur national du renseignement. Il s'agit du préfet Yann Jounot qui était jusqu'ici en poste dans les Hauts-de-Seine.